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Blatter : « L’argent du PSG ne me choque pas »

En marge de la conférence International Football Arena, Sepp Blatter a répondu aux questions de RMC Sport. Le président de la FIFA a évoqué le Mondial 2014, les investissements qataris au PSG et son différend avec Platini sur la vidéo.


Sepp Blatter, le Brésil sera-t-il prêt en 2014 ?

Si la sixième puissance mondiale, qui est le pays footballistique par excellence, n’arrive pas à nous délivrer cette Coupe du monde, ce serait très étonnant. Il y a du retard mais l’organisation politique du Brésil joue un rôle. Le gouvernement central a délégué aux provinces la charge de l’organisation. Et les provinces ne fonctionnent pas toutes de la même façon. A la fin, tout sera en ordre, même s’il faut mettre un dernier coup de peinture, comme je l’ai connu moi-même en 2000 au Portugal. Le Brésil est en plein développement économique et social. Donc quand il y a un grand évènement, ça va, mais ils ont les Jeux Olympiques en plus (en 2016, ndlr). Le Brésil a vu grand, il faut digérer ces grandeurs.

A-t-il vu trop grand ?

Je ne pense pas. C’est un grand pays qui pourra délivrer une très belle Coupe du monde, et croyez-moi, ça va chauffer. C’est autre chose que dans d’autres pays dans lesquels le football n’est pas autant ancré dans la population. On retrouve l’essence du football. Les Anglais diront qu’ils en sont les inventeurs, mais il est clair que c’est au Brésil qu’on parle du vrai football. Ce n’est pas par hasard que le Brésil a gagné cinq Coupes du monde. La dernière fois qu’ils l’ont organisée, c’était en 1950. Il est juste que le Brésil puisse l’organiser de nouveau.

Quel regard portez-vous sur les investissements du Qatar au PSG ?

Ce n’est pas gênant à partir du moment où on a des investisseurs sérieux qui mettent de l’argent dans le football. J’applaudis. En revanche, je crie au scandale quand des clubs acceptent des farfelus, par exemple Portsmouth ou surtout en Suisse, où trois clubs ont disparu. Le Neuchâtel Xamax, dont je suis encore président d’honneur, est tombé dans ce piège. Les investissements ne me choquent pas, ni en tant que président de la FIFA, ni en tant qu’homme de football, mais il faut que ce soit sérieux. Ces investisseurs peuvent faire en sorte qu’une ligue se porte bien parce qu’ils tirent les autres vers le haut.

Il n’y a donc pas de risque pour le fair-play financier ?

Il faut contrôler les équilibres financiers et en France, les clubs sont contrôlés. Au PSG, les investisseurs donnent des garanties bancaires. Le Qatar, c’est une famille. Et c’est un pays avec plus de richesse par habitant que Brunei. S’ils mettent de l’argent dans le football, je n’ai rien contre. Combien de temps ils en mettront, c’est autre chose.

La FIFA et l’UEFA ne semblent pas sur la même longueur d’onde quand il s’agit de la vidéo…

Ce n’est pas l’UEFA qui a une position différente sur la vidéo, c’est M. Platini. Il s’est mis dans la tête qu’il ne voulait pas de la technologie sur les buts, parce si on commençait par le but, ensuite ça passerait aux 16 mètres, puis les hors-jeu, etc. Si vous voulez faire une enquête auprès des associations de l’UEFA et des ligues professionnelles, n’hésitez pas. Ça aide les arbitres et leur enlève une grosse responsabilité. On va utiliser deux systèmes différents pendant la Coupe du monde des clubs en décembre. Ce sera aux ligues de décider ce qu’elles veulent prendre. Et certaines devraient commencer dès la saison 2013-2014.